V I O L E N C E

V  I  O  L  E  N  C  E


Comme une envie de me pendre au fil de mes pensées...



envie d'arracher mon coeur de ma poitrine...


envie d'exploser ma tête contre un mur...



envie de déchirer ces souvenirs qui me hantent...



envie de détruire tout ce qui m'entoure...



envie de saccager chaque parcelle de mon être...


envie de brûler chaque millimètre carré de ma peau...



envie de crever cette vie !

# Posté le samedi 17 octobre 2009 16:04

Modifié le samedi 17 octobre 2009 16:33

Ecriture d'invention, Première L, 7/20


Voici mon DS de Français d'il y a un mois environ. Une écriture d'invention dans laquelle je me suis donnée corps et âme. Je n'y ai gagné que ridicule et pitié. Note : 7/20. Appréciation : Hors Sujet.

Sujet : Vous rédigerez la préface que pourrait écrire un auteur pour justifier la place centrale accordée à la mère dans son projet autobiographique.


Maintenant, je peux l'écrire. Si je suis devenue ce que je suis, c'est à cause d'Elle. Devrais-je pourtant dire " grâce à Elle " ? Toute cette méfiance, tous ces mensonges, toute cette violence... Et la haine.
Ce serait pourtant mentir, de ne pas écrire ce qui en est ressortit de positif ; ce caractère, cette force intérieure que beaucoup enviaient, cette franchise...
Est-ce pourtant une excuse que je me donne, face à cette personne que je suis devenue et que je déteste tant ? Malgré Elle, aurais-je pu être quelqu'un d'autre ?
Je le pense. Mais penser ne suffit pas ; et le mal est déjà fait. Si tout était à refaire, le referais-je différemment ? Après tout, malgré Elle, ma vie ne fut pas si malheureuse... J'ai eu tout ce que j'ai voulu. J'ai eu presque tous les droits. Mais je n'ai pas eu l'essentiel.
" On n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie ! " : une de Ses expressions favorites. Quelle phrase hideuse ! Quant à moi, je préférais : " Quand on veut, on peut ! ". J'ai pourtant voulu ; sans jamais rien pouvoir...

Je me souviens avoir raconté cette histoire à mes amis. Je crois que ce qui les avait le plus choqués, était la violence physique. Où peut-être, cette façon détachée, presque amusée, de décrire ces choses affreuses que je subissais. De mon côté, ce qui me choquait était cet amour tendre qu'ils vouaient à leurs " parents chéris ". Je ne savais pas, à ce moment là, ce qu'était ce sentiment qui remontait en moi et comprimait ma poitrine : la jalousie.
Un sentiment stupide qui a souvent précédé chez moi, la possessivité.
" Quand on a que l'amour, à offrir en partage ". Mais peut-on offrir de l'amour, quand on n'en a pas reçu ? Je crois que je me suis souvent " rattachée ". J'avais besoin d'une bouée, pour ne pas couler, mais avec cette possessivité, j'en ai noyé plus d'un...

" Tu sais, tu peux tout me dire ", me dit gentiment la jeune femme. " Ce que tu diras restera entre ces quatre murs. "

Alors à quoi ça servait ? Pourquoi tout lui dire à elle, que je ne connaissais pas, plutôt qu'à quelqu'un d'autre ? Et puis, qu'est-ce qu'elle pouvait bien en avoir à faire, elle, de mes problèmes ? Surtout si elle les gardait pour elle. Je voulais juste qu' Elle soit au courant de ce que je vivais. Qu'Elle sache, à quel point je la haïssais par moment, qu'Elle voit combien j'avais mal...

" Je vais bien, ne vous inquiètez pas" répondis-je sagement. "Je n'ai aucun problème et j'aimerais bien rentrer chez moi maintenant, si vous le voulez bien. "

Voilà comment s'est terminée ma première et dernière séance chez mon troisième psycholoque.

La question que je me suis la plus posée, quand j'étais enfant, n'a toujours pas de réponse maitenant.
" M'aime-t-Elle ? ". J'ai pourtant entendu plus d'une réponse qui auraient pu me satisfaire :
" Toutes les mères aiment leurs enfants ! "
" Comment ne pas aimer son enfant ? "
" Les enfants sont la plus grande source de joie pour leurs parents. "
N'étais-je donc pas une " source de joie " moi non-plus ? N'étais-je pas une enfant comme les autres ?
J'étais blessée chaque fois que quelqu'un disait qu'il aimait ses parents. Un jour même, je n'ai pas pu m'empêcher de rire quand un professeur, au collège, à dit : " Vous admirez tellement vos parents, qu'ils sont pour vous des héros ! ". Je n'ai pourtant jamais ressentie ça. Cela fait-il de moi, une enfant anormale ?

" Les enfants battus reproduisent presque tous, la même chose sur leurs enfants. "

Alors je ne veux pas d'enfant. J'en aurais bien aimé quatre, pourtant. Je les aurais appelés Natanaël ou peut-être Mathias. Et pour les filles ? Lexie, c'est joli. Crystal aussi...
Ils auraient été heureux avec moi. J'aurais été sévère, mais aimante, douce, mais forte...
Hélas, j'aurais peut-être eu envie de lever la main sur eux, quitte à abîmer leurs jolies petites têtes...
Le rêve de nombreuses femmes est réalisable. Quoi de plus beau qu'un bébé ? Le mien ne l'est pas, et je Lui en veux pour ça.
Mais pas que pour ça. Je Lui en veux pour les cicatrices, les souvenirs volontairement effacés, la honte que j'éprouvais à chaque coup, le dégoût qu' Elle m'inspirait...
Je Lui en veux surtout pour une phrase, à laquelle je n'ai pas eu le courage de répondre :

" Une étude scientifique a démontrée que les parents ne disaient pas assez " Je t'aime " à leurs enfants. Mais tu le sais toi, n'est-ce pas ? Je n'ai pas besoin de te le dire ! ".

Si Tu avais su, Maman. Si tu avais su ce que j'attendais tout simplement. Si seulement Tu avais pu me comprendre, me connaître, m'aimer...
En effet, la phrase aurait alors été inutile...

A la suite de ça, je me suis enfermée. Mon vrai moi, fut condamné à perpétuité dans les méandres de mon subconscient. Seule la façade resta. Quelque fois, mon vrai moi s'est échappé, et alors, mon quotidien n'était plus que larmes, rage et sang. Mais toujours, je l'ai rattrapé.
Aujourd'hui, j'ai réussi à le dompter et maitenant, il fait partie de moi. J'ai mis du temps, mais j'ai réussi.
Et je ne suis toujours pas heureuse...
Ecriture d'invention, Première L, 7/20

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 19:05

Modifié le vendredi 13 février 2009 13:58

вίg ๒คg

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Des mots...
Des mots compliqués...
Des mots si faibles et tellement dangereux...
Des mots tellement forts et si doux...



Et déjà, mon coeur palpite et mes joues s'empourprent...



Cela te fait-il le même effet, quand je te dis que je t'aime ?


# Posté le lundi 16 mars 2009 15:26

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 08:39

Il était une fois...

Il était une fois...
Ma Première connerie d'enfant, je l'ai payé avec mon sang...

C'est l'histoire d'une jeune fille, très jeune même, puisqu'elle à huit ans. Elle est en vacances, et comme Elle travaille, la jeune fille est gardée en centre aéré. La petite fille n'aime pas le centre, mais n'a pas vraiment le choix...

Aujourd'hui, au centre de loisir, c'est sortie bibliothèque. La petite fille adore aller à la bibliothèque, car elle aime beaucoup lire et regarder les images ! Son livre préféré s'appelle "La Famille Lapin". Chaque fois qu'elle se rend là-bas, elle le lit et regarde les images des lapins couleurs sables !

Mais ce jour-là, la petite fille a très envie de ce livre. Pour elle toute seule. Alors, elle regarde aux alentours et ne voyant personne, le met rapidement dans sa poche. Sauf qu'au bout de quelques minutes, le livre d'une dizaine de pages commence à peser lourd dans sa petite poche.

Les animatrices appellent tous les enfants. Ils se rangent deux par deux. Comme d'habitude, la petite fille se range avec Tommy, son grand ami. Son seul ami. Et puis, la culpabilité l'envahit aussi rapidement que la façon dont le livre est arrivé dans sa poche. Ne pouvant plus supporter le poids de la honte qui pèse dans sa poche, la petite fille en retire le petit livre, et le fourre prestement dans la capuche de son camarade devant elle.

Mais le livre tombe.

La longue rangée d'enfants s'arrêtent, car une des animatrices a vu.

La petite fille est prise par le bras. Sentant bien ce qu'il va se passer, elle cesse momentanément de respirer, et ouvre des grands yeux innocents. La peur lui tient le ventre. A tel point que toute couleur a disparu de son visage. Une animatrice lui tient toujours le bras, mais elle n'entend pas ce qu'on lui dit, car elle ne pense qu'à Elle.

Arrivées au centre, les élèves se rendent tous dans la cafétéria, pour prendre le goûter. Tous sauf une. Notre petite fille est envoyée dans le bureau de la directrice. Là, elle se met à pleurer toutes les larmes de son corps devant le bureau de chêne. La petite fille s'excuse, tout en pleurant, et promet. Promet qu'elle ne recommencera plus.
La directrice, prise de pitié, ne la gronde pas, mais lui fait la morale gentiment. La petite fille, les yeux plein d'espoir, lève alors des yeux plein de larmes vers le visage de la femme, et lui demande : "S'il vous plaît, ne lui dîtes pas !". Tout le monde est au courant dans le centre de loisir. Tout le monde sait. Toute le monde connaît le secret de la petite fille...

Alors, la directrice promet.

Lorsque la petite fille retourne dans la cafétéria, le visage bouffi et trempé, elle est tout de même souriante. Elle s'attable, et commence à manger sa tartine, qu'on lui a laissé exprès. Tous les regards sont fixés sur elle, mais, mangeant tranquillement sa tartine, elle n'y fait pas attention et sourie toujours.

Soudain, la porte s'ouvre. Le froid entre dans la pièce. La pluie tombe à verse dehors. La cafétéria, tout à coup, est silencieuse...

C'est Elle.

Le sourire de la petite fille s'évanouit. Car Tommy, s'approche d'Elle.

Il lui dit quelque chose, gentiment, en souriant...

Elle ne sourit pas. Elle regarde la petite fille, et Ses yeux lançent des éclairs...

La petite fille se lève, pousse sa chaise doucement, et marche, mécaniquement, vers Elle...

Son sang bat jusque dans ses tempes, sa gorge est nouée, sa bouche sèche est pâteuse et ses jambes lui font mal...
La petite fille regarde ses chaussures, tandis qu'elle sent Son regard, qui lui fusille le dos...

Les larmes lui montent maintenant aux yeux, mais elle ne pleurera pas.

Elle lui ouvre la porte.

La pluie gelée lui entre dans le peau, dans les os...

La petite fille ose enfin tourner la tête vers Elle...

Commence alors le cauchemar : les cris, les coups, les larmes refoulées, les bleus, les écorchures, le sang...

Et la haine.

Et cette haine.

J'avais huit ans, Maman. Comment as-tu pu me faire autant de mal, alors que c'était ma première bêtise ? Comment as-tu pu croire que les coups me feraient comprendre quoique se soit ? Est-ce qu'une petite fille innocente ne méritait-elle pas de le rester... ? ...

# Posté le samedi 31 janvier 2009 16:33

Modifié le vendredi 13 février 2009 13:50

The Joke - House

The Joke - House
"If You Want To Kill Me, Disappear From My Life"

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 15:56

Modifié le lundi 14 septembre 2009 14:35